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Les chroniques du GROS joggeur

Les chroniques du GROS joggeur

Bienvenue sur ce blog dédié à ma pratique de la course à pied. Courant entre 70 et 80 kilomètres par semaine, je vous raconte ici mes courses, mes préparations et ma vie de coureur. Bonne lecture!


La Balade des Chênes d'Antan 2013 ou comment surfer sur la confiance.

Publié par Legrosjoggeur sur 28 Avril 2013, 16:16pm

Catégories : #Mes courses

Après avoir réussi mon premier marathon à Cheverny: deux options s'offrent à moi: soit je récupère totalement en rangeant mes runnings pendant deux semaines, soit je récupère de manière active et je repars à l'assaut d'un nouveau challenge. 

Galvanisé, je repars immédiatement sur un nouveau défi: le Semi de la Balade des Chênes d'Antan à Draveil. L'an passé, ce semi nature couru par des conditions dantesques m'avait vu mettre plus de deux minutes à mon record personnel de l'époque. Irrité par mon Semi de Paris, je pars à l'assaut en promettant de passer sous la barre des 100 minutes. Pour cela, je gère (sous les conseils de Gérard Martin) les trois semaines me séparant du semi de manière rationnelle avec une semaine de récupération, une semaine de rappel d'allure et une semaine de total relâchement, histoire d'arriver bien frais le jour J.

Ce dimanche 28 avril, mon ami Pierre S. passe me chercher à 7h30 pour m'emmener à la course. En effet, Pierre a proposé de m'accompagner pour ma tentative de chrono. Ayant réussi 3h35' au Marathon de Paris, Pierre vaut sûrement mieux que son record étali lors su Semi de Boulogne (1h38'20") mais il me fait l'extrême gentillesse de me prêter main-forte. 

Arrivés sur place, nous retrouvons quelques amis tels Nicolas (une vraie flèche: 36' sur 10km, 1h19 sur semi) qui est venu comme photographe, Pierre-Mikaël (un prof de sport jamais rebuté par un challenge: il vise 1h45) ou encore Luc, un excellent V2 (1h20-1h25 sur semi)

 

Philippe, Pierre-Mikaël, Bernard, Pierre et Luc (Photo: Nicolas Mufraggi)

Philippe, Pierre-Mikaël, Bernard, Pierre et Luc (Photo: Nicolas Mufraggi)

Il fait 5°C et il tombe un fin crachin. Les conditions sont idéales pour espérer faire un truc. Nous partons nous échauffer de manière succinte: une dizaine de minutes suffiront. Avec moins de 300 inscrits, il n'y a pas foule mais l'ambiance est très agréable. Je suis parfaitement dans mon élément et je n'ai pas d'excuses pour ne pas réaliser mon objectif.

 

Le parcours

Sembable à celui de l'an passé, il comporte néanmoins une très grande différence: il est établi dans le sens inverse. En outre la ligne de départ correspondra peu ou prou à la ligne d'arrivée. Idéal pour les supporteurs...

Ce parcours très champêtre (80% de sentiers forestiers) est fait sur mesure pour moi. Il va falloir en tirer le maximum d'autant plus que, contrairement à l'an passé, le revêtement sera globalement sec.

 

 

Parcours de la Balade des Chênes d'Antan 2013

Parcours de la Balade des Chênes d'Antan 2013

A 9h00, le coup de feu retentit. A nous de jouer!

 

La course

Les choses sont clairement établies et il n'y aura pas de fantaisies. Je suivrai scrupuleusement le plan de course mis en place par Gérard. Je devrai tenir une allure de 4'45"/km pendant les 15 premiers kilomètres. Après cela, j'accélèrerai si possible en 4'40"/km pendant 5 kilomètres. Charge à moi de terminer de mon mieux... En théorie, je devrais terminer la course autour d'1h39'30" mais c'est loin d'être fait.

 

Un départ facile

 

Après quelques hectomètres quelque peu embouteillés dans la ZAA de Mainville, nous trouvons très rapidement notre allure idéale. Le peloton n'est pas encore éparpillé mais nous évoluons sans aucun souci. Au bout de trois minutes, nous entrons dans mon terrain de prédilection: la forêt! Cependant, il s'agit d'être prudents car les sentiers sont truffés de ces pierres affleurantes qui n'attendent que notre chute. Nous passons le Km1 en 4'45", tout va bien! Le profil du 2ème kilomètre est plus que favorable avec un faux-plat descendant. Je n'ai pas l'impression d'accélérer mais en topant à 4'32" (!!!), je signale à Pierre que nous allons trop vite. Pas de souci, nous allons corriger cela sur les prochains kilomètres...
Contrairement au semi de Paris, je suis parti en autonomie avec mon bidon rempli de ma boisson maison.  Contrairement à l'année précédente, je profite à plein de cette superbe forêt. Les sentiers sont secs et agréables. Nous maintenons à présent l'allure idoine (4'45"/km des km 3 à 5) sans aucune difficulté. Au km 5 , nous passons en 23'22" , soit 13 secondes d'avance sur le tableau de marche.

 

Des rencontres sympas

Toujours aussi faciles, nous évoluons avec réguarité tout au long du parcours. Nous sommes pbien en cannes , mais connaissant très bien le prix d'un enthousiasme mal géré, je surveille nos allures de près. Des Km 6 à 8, nous tenons un très satisfaisant 4'41"/km de moyenne. C'est alors que nous rencontrons de manière fortuite, deux runners sympas qui courent sensiblement à notre allure. Après quelques échanges, nous décidons de nous tenir compagnie car les deux gaillards ambitionnent aussi de descendre sous ces fameuses 100 minutes. Du pain bénit! 
 

 

Pierre, Bernard, David et Alain (Photo: Nicolas Mufraggi)

Pierre, Bernard, David et Alain (Photo: Nicolas Mufraggi)

Nous passons au 10ème kilomètre en 47'05", soit 25 secondes d'avance. Manifestement, il y a quelque chose à faire aujourd'hui car nous maintenons l'allure avec une grande aisance, sans forcer. J'en profite pour toucher ici le seul impair de l'organisation irréprochable: cette relance lors du début de la seconde boucle: une véritable horreur!!!! A part ça...tout va bien et en plus, Xavier, un autre runner s'est joint à nous tout en visant 1h40.

 

Au début de la seconde boucle...

Nous rentrons de nouveau dans la forêt de Sénart, mais ce coup-ci , nous sommes prévenus. Nous nous jouons des pierres avec facilités. En revanche, nos deux acolytes du jour sont quelque peu rapides (km 11 et 12 en 4'35"/km) et je les rappelle un peu à l'ordre. Nous avons beau nous sentir à l'aise, ce n'est pas encore le moment d'accélérer. Alain est le plus irrégulier des deux. S'il continue à  ce rythme, cela sera compliqué en fin de course pour lui. En revanche, le très costaud David est hyper facile, comme Xavier. 

 

Quelques difficultés

A l'orée du km 13, le spectre des points de côté endurés lors du Semi de Paris me rattrape. Toutefois, je gère ces désagréments sans paniquer. Je cours à la même allure en faisant un point de compression sur l'endroit douloureux et...ça marche!!! Je ne perds pas de temps bien au contraire. Pierre s'enquiert de ma santé: je réponds que ça va. De toute façon, pas d'alternative, il faut avancer sans ralentir. Les km 13 à 15 sont parfaitement dans l'allure cible (4'45"/km). Allez encore six kilomètres. J'ai un peu mal aux côtes mais pour la première fois depuis que je dispute un semi, je n'ai pas du tout mal aux cuisses. Une nouveauté bien agréable! Ayant parcouru les 15 premiers kilomètres en 1h10'33", nous avons à présent 42 secondes d'avance sur notre tableau de marche.

 

A l'assaut

Je ne suis pas au mieux mais pas carbonisé non plus. Je ralentis un peu lors du km16 (4'50") afin de gérer au mieux le faux-plat montant de la Route Forestière de Pierreuse. Pas de problème, ça passe pour tout le monde. A présent, nous devons courir à 4'40"/km. Pierre me demande quand je souhaite porter l'accélération. Je réponds qu'il serait plus sage de partir au km18.. D'un coup, je suis en train de réaliser que le hold-up est possible et comme me dit souvent lors des courses mon ami Eric "tu as une semaine pour te reposer ensuite". David le costaud est parti depuis le km17 et je sens qu'Alain est sur la corde raide. Je donne à Pierre le signal: nous partons à l'abordage. A ce moment, je sais que mon RP du semi de Paris ne sera plus qu'un mauvais souvenir et j'ai envie de lui mettre la plus belle claque possible. 

 

 

A l'assaut lors du km18 (Photo: Nicolas Mufraggi)

A l'assaut lors du km18 (Photo: Nicolas Mufraggi)

Une barre des 100 minutes écrabouillée

Là, il n'y a plus de calcul possible, c'est sauve-qui peut. Pierre est  véloce, mais je ne m'en laisse pas compter. Alain a craqué depuis un moment et Xavier n'en peut plus mais ils assureront leurs objectifs respectifs avec brio. Après un km19 en 4'37", nous envoyons tout ce que nous pouvons pour finir la course. Nous rattrapons pas mal de runners dont certains sont carrément à l'arrêt (tout comme moi au Semi de Paris). La victoire sera belle mais je reste bien concentré, à l'affût d'une eventuelle défaillance...qui ne viendra pas. Le plan marathon est en train de réussir au delà de toute espérance!! Je boucle le km 20 en...4'24"!! A ce moment, je vois que Pierre est bien plus rapide que moi et je lui dis d'aller taper le chrono le plus haut possible (oui, il peut toucher son propre RP, ce qui serait un triomphe absolu pour nous).


Nous entrons dans la ZAA de Mainville et il reste 500 mètres. Un rapide coup d'oeil à mon Garmin montre l'impensable au départ: j'ai de grandes chances de passer non pas sous les 100 minutes, mais sous les 99 minutes. Alors, je donne tout ce que je peux. Malgré ma foulée totalement dégradée, je donne tout. Je réduis même la distance avec Pierre mais pas assez pour le rejoindre. La dernière ligne droite me paraît INTERMINABLE mais les encouragements des spectateurs me permettent d'envoyer le dernier coup de collier et je franchis la ligne en 1h38'37" (1h38'40" réels)

 

Temps au kilomètre de ma course

Temps au kilomètre de ma course

Pierre, qui en a terminé en 1h38'29" me tombe dans les bras. C'est le bonheur total avec ce chrono qui s'il reste modeste, me comble de bonheur. Nos amis Pierre-Mikaël et Philippe en terminent brillamment en 1h41'. Que du bonheur. Quant à Luc, il remporte la 1ère place en V2 en 1h26. Ce vieux machin ose être déçu de son temps, j'en rigole encore!

Pour ma part, je passe à présent en mode 10km. Là, il ne faut pas se bercer d'illusions, je n'ai aucun repère sur la distance mais une chose est sûre: plaisir et rigueur feront bon ménage!

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Olivier 12/09/2016 21:52

Je me doutais bien qu'avec un tel volume d'entrainement, la course d'après marathon en bénéficierait.
Bravo !
Pour le coup, mon temps sur semi et assez loin. Dimanche prochain, j'essayerai d'approcher les 1h45 et ce sera déjà pas mal. Je n'ai pas eu l'occasion d'en courir un depuis mon premier marathon.

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