" />
Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Les chroniques du GROS joggeur

Les chroniques du GROS joggeur

Bienvenue sur ce blog dédié à ma pratique de la course à pied. Courant entre 70 et 80 kilomètres par semaine, je vous raconte ici mes courses, mes préparations et ma vie de coureur. Bonne lecture!


Mon marathon de Cheverny 2013: j'ai marché sur la Lune!

Publié par Legrosjoggeur sur 11 Avril 2013, 19:24pm

Catégories : #Mes courses

Bip! Bip! Bip!

 
Il est 5h55 ce dimanche 7 avril et mon téléphone portable remplit son office de réveil. Ayant très peu dormi , je m'extirpe de mon lit pour prendre le petit déjeuner 3 heures avant le départ de mon premier marathon. Dire que je suis dans un état second est un euphémisme mais je me sens malgré tout très confiant (métohde Coué?).


Petit à petit, mes acolytes se réveillent et nous prenons notre petit déjeuner ensemble. Les traits sont tirés: merci à mes quintes de toux qui ont pourri la nuit de tout le monde. Bref...tout va bien! Ayant préparé nos tenues la veille, nous prenons tout notre temps. Une chose est sûre: il fait TRES froid (-2°C) mais nous serons au sec car le soleil brille de mille feux , c'est bon pour le moral. Vu que la température augementera petit à petit, j'opte pour une tenue légère: maillot manches longues, short avec cuissard intégré, chaussettes hautes, mon traditionnel bandana et mes Saucony Cortana. Je sors prendre la température avec Julien: cela sera vraiment un marathon d'hiver, même pas peur!

 

12394_146768442165926_108335375_n.jpg 

Julien et Bernard (Photo: Hélène Lafont)

 

A 7h50, nous partons rejoindre le départ en voiture car à partir de 8h00 la route menant au camping sera neutralisée. Toute la petite troupe est transie, et les sacs poubelle sont les bienvenus. Le pauvre Eric est encore plus patraque que moi et fait peine à voir et encore plus à entendre: sa voix est totalement eraillée. Quant à moi, je suis opérationnel malgré tout. Julien est en forme, Hélène motivée et Karine aussi. Cependant Eric et Karine vont nous offrir une exceptionnelle preuve d'amitié. Ils ne disputeront pas le marathon duo jusqu'au bout mais feront 22 km en mode sortie longue et se posteront au km35 pour nous encourager: juste exceptionnel, fantastique...les mots me manquent. 

 

883133_447702865315018_882682784_o.jpg

En mode Matrix (transis de froid) avec Bernard, Karine, Eric et Hélène (Photo : Hélène Lafont)

 

La petite ville de Cheverny est en effervescence pour l'évènement sportif de l'année. J'apprécie énormément cette ambiance chaleureuse qui me porte vraiment. Comparé au très impersonnel semi de Paris, cela n'a rien à voir, c'est le plaisir complet. Nous déambulons dans les rues et la sono m'adoucit les oreilles avec un inattendu morceau de zouk! Nous croisons les personnages de Tintin. La Castafiore me rappelle de les saluer au ravito gastronomique du 38ème kilomètre, ce que je promet de faire si mon état le permet. Je retrouve avec plaisir Amael, le meneur d'allure 4h00 que je ne veux absolument pas voir de la course! Julien partira sur un objectif de 3h45 largement à sa portée.

 

Pour son second marathon, Hélène vise 4h15, là aussi, un challenge très réalisable. Pour ma part, je signe tout de suite pour 3h59'59" mais je me dis que les 3h55 sont jouables. J'aurai la chance de courir avec l'immense Francine Hervier, une excellente coureuse d'ultra. Cette VF2 possède un record sur la distance de 3h45, établi à Sénart l'an passé. En outre, elle court tout les jours et possède un foncier impressionnant. Nous courrons donc ensemble. Après le rendez-vous pris la veille, nous nous retrouvons devant les grilles du Château de Cheverny, prêts à en découdre. Les élites entrent en premier, suivis par nous, les runners ordinaires. 

 

Bizarrement, je ne suis absolument pas stressé et encore mieux, mon rhume me laisse tranquille. Autant dire que je suis dans les meilleurs conditions possibles: pas d'excuses même si les quinze derniers jours n'auront pas été tranquilles (je reviendrai là-dessus dans un article ultérieur). 

 

8h59, le départ est imminent. Je donne l'accolade à Julien et à Francine. Là, je ressens une émotion bien légitime mais surtout pas d'appréhension. Je ne regrette pas une seconde d'être là. 

9h00: le coup de feu retentit! La plus grande de mes aventures sportives commence...

 

Le parcours

 

Parcours-Marathon-de-Cheverny-2013.JPG

Parcours du Marathon de Cheverny

 


Le parcours se décompose en 3 boucles. Le départ est donné dans la cour du château de Cheverny pour une première petite boucle dans les rues de Cour-Cheverny. Les coureurs longent ensuite le golf de Cheverny pour attaquer la seconde boucle qui alterne passages en forêt et campagne. Au 20ème km passage devant le château de Troussay.

Au 22ème km, les marathoniens entrent dans le parc du château par une allée bordée de cèdres plusieurs fois centenaires. Avant d'attaquer la dernière boucle, pratiquement identique à la seconde, les participants passent à proximité du château avant de franchir la ligne d'arrivée. (Source: Wikipédia).

Nombre d'amis runners m'ont mis en garde contre les longues lignes droites en forêt, encore plus si le vent souffle de face. Nous verrons bien ce qui se passera mais ce parcours champêtre n'est pas pour me déplaire bien au contraire. Nous serons 1200 partants, une paille comparé aux 40000 runners qui arpenteront la Capitale...

 

La course

 

Les choses sont simples pour moi: rester en aisance le plus longtemps possible. J'ai donc prévu un passage au semi en 1h56'-1h57' (5'32"/km). Il me faudra garder cette allure le plus longtemps possible si je veux terminer en moins de 4h00. Francine valide cette stratégie: tout va bien. En outre, je m'arrêterai à tous les ravitaillements pour boire un gobelet d'eau et ingérer un sucre, essentiel à une bonne tenue de course.

 

Une petite boucle tranquillement avalée

 

0-10km.JPG

 

Nous partons tranquillement et sans forcer à l'assaut de la distance mythique. Je sens que j'ai adopté la meilleure tenue possible car je n'ai absolument pas froid. Nous sommes rapidement dans l'allure et il faut même que nous ralentissions pour ne pas en faire de trop. J'apprécie cette boucle de 5km qui nous fait arpenter les rues de Cour-Cheverny. Cette commune est vraiment très agréable. Le peloton est encore compact mais il y a de la place pour tous. Au km5, j'ai le plaisir de saluer Gérard Martin qui a fait le voyage pour soutenir ses poulains (dont je fais partie).  

 

551498 10200856086103505 1463386693 n

Avec Francine, dans les rues de Cheverny

 

Après être sortis de Cheverny, nous attaquons une redoutable ligne droite de 5 kilomètres située en forêt et alternant les faux-plats montants et descendants. Le km6 est l'occasion du premier ravito où je retrouve Julien à ma grande surprise. Le bougre est parti plus que prudemment mais nous sèmera bien vite. Je prends tranquillement 30 secondes pour marcher et bien ingérer de l'eau pas si froide que cela (remember Paris) et manger un sucre. Tout va pour le mieux. Je discute avec Francine et un vétéran très sympa qui nous annonce un record à 3h45 qui me fait bien envie. 
Pour le moment tout roule, l es choses se sont décantées mais nous sommes loin d'être isolés et l'ambiance me paraît toujours magique. Quant au parcours...il me comble d'aise.
Le second ravito se passe comme le premier, rien à signaler!

 

De la maîtrise de l'allure...

 

11-20.JPG

 

Toujours aussi appliqués, nous corrigeons notre allure par rapport au relief rencontré. Les feux-plats ne posent aucun souci. Par contre, je ne peux m'empêcher de sourire quand je vois un runner à l'allure ultra irrégulière. Le gusse s'arrête très souvent pour satisfaire ses besoins naturels et je me demande combien de temps va durer la plaisanterie. Détail sympa sur le parcours: quelques panonceaux supportant les répliques du Capitaine Haddock telles que "Moule à gaufres" ou encore "Bachi-bouzouk" sont dispersées ça et là. Même s'il a plu l'avant-veille, le sol est à peine mouillé, pas de quoi salir ses chaussures. Toujours aussi réguliers, nous sommes parfaitement dans les temps et nous entrons tranquillement dans un arrière pays très ensoleillé. Rien à voir avec le bitume parisien: nous sommes dans une belle compagne verdoyante avec des champs resplendissants. Je suis totalement dans mon élément et dans le coup, contrairement à un autre runner dont le souffle me fait penser qu'il ne tiendra pas longtemps à ce rythme...

 

Toujours dans le match...

 

21-30km.JPG

 

Nous passons à mi-course en...1h57!!! Pile-poil dans mon plan de course. Et évidemment, nous ne sommes pas usés. Les jambes tournent, pas de douleurs mais je retiens bien les conseils des amis runners: à ce stade de la course, les hostilités ne sont pas ouvertes donc...je sais que je n'ai rien fait pour le moment!!  Nous entrons à nouveau dans le parc du Chateau et nous croisons le relais du Duo marathon sous les encouragements des spectateurs. Il sera ensuite temps d'attaquer la seconde grande boucle de 19 kilomètres. Je connais désormais le parcours (franchement pas compliqué) mais quelle sera la réaction de mon corps?


Rebelote donc avec cette immense ligne droite et ces faux-plats qui ne me donnent pas de problème particuliers, bien au contraire. Je n'en reviens pas : le plaisir reste le maître mot! Les ravitos se succèdent tranquillement, je prends simplement un peu plus de temps au ravito du 29ème kilomètre, tout comme Francine. Après le 30ème kilomètre, je vais entrer dans l'inconnu et la fameuse maxime "30 kilomètres de footing et 12 kilomètres de course" va peut-être prendre tout son sens... 

 

Pas encore dans le dur...

 

31-40km.JPG

 

Sitôt le panneau du 30ème kilomètre franchi, je me retrouve psychologiquement en territoire hostile. J'avoue une certaine appréhension à l'idée de parcourir des distances inconnues. Mais force est de constater que je suis bien dans mes chaussures. Mes jambes sont à peine tendues et je me joue avec une grande facilité des faux-plats du parcours. L'entraînement porte totalement ses fruits. Je passe les 3 heures de course au km32.5 et je me dis que le sub 4h est une réalité mais je ne m'emballe pas (encore). Au km 34, avant-dernier ravito et là encore je prends tout mon temps. Coup de théâtre, Francine me conseille de partir seul car elle a mal aux jambes. Je la quitte à regret car sa compagnie était vraiment agréable. Deux cents mètres plus loin, je vois avec un plaisir immense Eric et Karine.

 

901785_488597324529174_2044899334_o.jpg

Au km35, à l'arrière-plan (Photo: Eric Ouaknin)

 

Visiblement ravis de me voir en bonne forme, mes deux compères m'abreuvent d'encouragements. Et là, comme le disait si bien Ken le Survivant (dans le fameux dessin animé japonais ultraviolent des années 80), "je ne le sais pas encore, mais je suis déjà mort (ou presque)."

 

Une accélération payée au prix fort!

 

Grisé par les encouragements de mes compères, j'envoie un km35 iréel, surtout à ce stade de la course (5'09"). Voyant que je vais trop vite, je rectifie l'allure dans l'arrière-pays en courant le kilomètres suivant à l'allure cible. Toutefois, mes jambes donnent des signes de fatigue. Mon souffle est toujours inaudible (il le sera jusqu'au bout) mais là, j'entrevois le fameux mur. D'un seul coup, je commence à douter. Les 5 derniers kilomètres seront-ils une purge, un véritable pensum qui me dégoûteront à jamais du marathon? Les choses sont mal engagées mais je remobilise mon esprit, n'hésite pas à ralentir et à marcher une quinzaine de secondes à chaque kilomètres. Les calculs sont vite faits: je suis plus que jamais dans le match pour le sub 4h et je ne vais rien lâcher. 

 

Au km38, se produit le meilleur moment de la course. En effet, juste après un passage inoubliable dans un chai à vins (si, si), les personnages de Tintin se tiennent là avec un ravito gastronomique (vin de Cheverny, rillette, bière). Mentalement, le fait qu'ils m'aient reconnu me fait un immense plaisir. Je m'arrête pour profiter du moment et discuter rapidement avec eux. Le Capitaine Haddock remarque ma cicatrice au genou "ah, tu as eu un opération rotulienne, toi!" Bien vu, je lui raconte mon accident passé. Avec le sourire, mes amis du moment me reboostent. Je repars en tapant dans la main de tout ce petit monde. Un grand souvenir! 

 

41-fin.JPG

 

 

Le coeur gonflé, je reprends la route du mieux que je peux. Finalement, je subis un petit mur que je vais surmonter. Bon, je me fais un peu doubler mais mentalement, je tiens le coup. Au Km39, Francine me dépasse et m'encourage. Hé bien, au vu de mes temps de passage, la foi qui m'anime depuis le début de course ne diminue pas. Je vais terminer mon premier marathon sous les 4 heures. Là, je pense à ma mère qui bien que traversant des moments difficiles n'a pas manqué de m'encourager la veille. Je pense à mes frères d'entraînements avec lesquels j'aurai volontiers partagé ces derniers hectomètres. Je pense à Renaud qui lors de mon premier chrono sous les 45 minutes m'avait conseillé d'apprivoiser la douleur. Et bien, la mission va s'accomplir car je passe au km41 en 3h50'19", c'est gagné!

 

 

Les meilleurs 200 derniers mètres de ma "carrière" de runner

 

904482_4670918051263_219841401_o.jpg

En plein sprint (Photo: Gérard Martin)


Dans le dernier kilomètre, je reçois l'aide inattendue d'un runner qui est également dans le dur. Il se prénomme Joël (merci le dossard) et me conseille de rester régulier. En effet, j'ai encore tendance à faire l'accordéon. Les derniers hectomètres sont formidables. Les supporters donnent un air d'Alpe-d'Huez au finish et le fait de les entendre m'encourager par mon prénom me donne le coup de fouet ultime. A 400 mètres de la fin, je décolle et retrouve définitivement mes jambes? Invraisemblable, je vais finir au sprint!! J'aperçois avec plaisir Gérard Martin, posté dans la dernière ligne droite et je lui crie: " Oui, Gérard, sous les 4 heures!!!!!". Ami lecteur, j'espère que tu saisis pleinement l'émotion qui est la mienne en ce moment: je peux remercier mon coach en direct, c'est juste fantastique! 

 

Arrivees-YmQ-703.JPG

Le bonheur absolu (Photo: Yves-Marie Quemener)

 

Tout en serrant les poings d'émotion et de bonheur, je franchis la ligne d'arrivée en 3h57'22", un temps qui me comble de joie. Je tombe dans les bras de Francine qui a terminé deux minutes avant moi et surtout de mon dude Julien qui en a fini en...3h45!!!! L'émotion est totale, bestiale, brutale...

A ma grande surprise, je n'ai même pas mal aux jambes et je marche très bien. Je tape dans les mains des autres finishers en profitant à plein de ce moment inoubliable. Marathonien sous les 4 heures!! Je me pince pour y croire quand je me retrourne sur mes débuts de runner et pourtant, la vérité est là. J'ai particulièrement bien vécu mon premier marathon même si 42 kilomètres...c'est long!!!!


Je tombe dans les bras d'Eric. Mon running dude qui a pertagé tant d'entraînements avec moi et qui m'a orienté sur le marathon méritait bien une franche accolade, tout comme mon nouveau pote Amael, qui a terminé en 4h11 après avoir attendu une runneuse ayant fait un malaise.

Le triomphe du groupe est total car Hélène rallie l'arrivée en 4h11. Avec 4 minutes d'avance sur l'objectif initial, notre amie a tout cassé, bravo à elle!  Tout à notre bonheur, nous nous restautons au village de la course et je n'oublie pas de remercier quelques spectateurs que je reconnais.

Je ne ferais pas de bilan immédiat sur le plan et sur la course mais comme vous pouvez vous en douter...il y aura un avant et un après Cheverny. Ma 25ème course est une des plus belles victoires de toute ma vie, bien au delà du sport...

 

PS: merci à tous pour vos encouragements!

 

 

Commenter cet article

Olivier 12/09/2016 21:29

Ce récit me parle d'autant plus que j'ai partagé mon premier marathon avec des amis il y a bientôt un an, que j'ai couru avec l'un d'entre eux les 35 premiers km, qu'il a ralenti avant de repasser devant et surtout que j'ai terminé en... 3h57'28" !!!
Je le raconte ici : http://germaris1.blogspot.fr/2015_10_01_archive.html
Oui, à l'occasion, je blogue un petit peu.
Bon, je lis la suite...

RodRunner 21/04/2013 18:59

Bravo à toi pour ce très beau résultat ! C'est un excellent résultat pour un premier marathon.
J'ai découvert ton blog il y a quelques semaines et je l'ai dévoré du premier au dernier article. Tes articles sont véritablement plaisants à lire. See U soon.

Legrosjoggeur 22/04/2013 06:33

Salut, Rodrunner
Effectivement pour un premier marathon, je suis ravi d'autant plus que j'ai bien récupéré!!!
Merci pour le blog, j'essaie de faire de mon mieux. Toujours avec passion :)

A très bientôt !!!

Céline 19/04/2013 08:25

Bravo! Superbe récit, super chrono, super forme. 2013, c'est ton année Bernard!!!

Julien 16/04/2013 12:11


Super récit !


Super course !


Bravo Bernard ;)

Legrosjoggeur 16/04/2013 17:13



Merci, Julien 



Rohnny 15/04/2013 18:37


Et bien Bravo Brernard pour ce super chrono et ce superbe CR que j'ai adroé lire, j'adore l'avant dernière photo avec le point fermé, cette photo veux dire beaucoup de chose. Encore bravo à toi
et bonne récupération.

Legrosjoggeur 15/04/2013 20:37



Merci, mon Rohnny


J'ai effectivement pu lâcher tout mon bonheur lors de ce dernier sprint. Je te souhaite vraoment de connaître cette sensation d'aboutissement, mon ami!

A très bientôt et bon courage pour tes courses à venir  



Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents

"; fjs.parentNode.insertBefore(js, fjs); }(document, 'script', 'facebook-jssdk')); // Twitter button !function(d,s,id){ var js,fjs=d.getElementsByTagName(s)[0]; if(!d.getElementById(id)){ js=d.createElement(s); js.id=id; js.src="//platform.twitter.com/widgets.js"; fjs.parentNode.insertBefore(js,fjs); } }(document,"script","twitter-wjs"); // Google + button window.___gcfg = {lang: 'fr'}; (function() { var po = document.createElement('script'); po.type = 'text/javascript'; po.async = true; po.src = '//apis.google.com/js/plusone.js'; var s = document.getElementsByTagName('script')[0]; s.parentNode.insertBefore(po, s); })();