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Les chroniques du GROS joggeur

Les chroniques du GROS joggeur

Bienvenue sur ce blog dédié à ma pratique de la course à pied. Courant entre 70 et 80 kilomètres par semaine, je vous raconte ici mes courses, mes préparations et ma vie de coureur. Bonne lecture!


Le semi de la Balade des Chênes d'Antan: après le déluge...le record!

Publié par legrosjoggeur sur 29 Avril 2012, 15:31pm

Catégories : #Mes courses

Rassuré par un record personnel surprise lors de l'Humarathon, je reprends le chemin de l'entraînement avec enthousiasme. Il me reste trois semaines avant mon dernier semi du semestre et je me rends compte que pas mal de chemin a été accompli depuis le semi des Chasseurs de Temps. Ayant pour une fois terminé plus que correctement un semi, je valide cette stratégie de l'accélération progressive en pensant la renouveler lors de la Balade des Chênes d'Antan à Draveil. Comme je vous l'ai expliqué précédemment, je suis devenu addict des courses natures et cette course me plaît énormément avec sa majorité de chemins forestiers. Durant ce laps de temps, je travaille énormément au seuil et en négative split, histoire d'accélérer même en étant fatigué. Je choisis également d'allonger mes sorties d'endurance fondamentale à 1h10, en incluant des côtes.
Mon ami runner Laurent Wilk (qui a brillamment terminé le Marathon de Paris en 3h30'!) sera de la partie. Il me propose de courir la course ensemble, ce que j'accepte avec plaisir. En revanche, je tique un peu lorsqu'il m'annonce le plan de route . Trop rapide à mon avis mais bon...nous verrons le jour J

L'avant-course

 

Le lieu de la course étant trop loin pour un retrait de dossards la veille, nous ne ferons pas le traditionnel rendez-vous .Le départ étant donné à 9h00, je me lève à 5h45 pour engloutir deux oeufs pochés ainsi que deux tartines de pain légèrement beurrées. A 7h20, je passe donc prendre Laurent à mi-chemin de nos domiciles respectifs pour ensuite foncer sur Draveil. La semaine a été plutôt agitée au niveau climatique et nos espoirs d'un temps clément sont douchés au sens propre du terme: il tombe des hallebardes tout au long du trajet. Laurent raille très gentiment mon optimisme permanent avec raison. J'ai beau me persuader, la vérité est là, cruelle et implacable: pour la première fois de ma vie de runner , je vais disputer une course sous une pluie drue. Beaucoup de runners ont renoncé mais pas nous, c'est dejà ça...


Nous arrivons à la ZAC de Mainville vers 8h20 sous des trombes d'eau. Le retrait de dossards se fait chez le traiteur Janiaud, un des partenaires de la course. Premier bémol (je vous avertis de suite que ça ne sera pas le dernier...), il n'y a que deux toilettes de disponibles, à l'intérieur même du batiment, qui plus est! En plus, vu la pluie les locaux deviennent rapidement exigus. Second bémol (je vous avais prévenus...), le départ de la course se fera à ...800 mètres du lieu de retrait de dossards. Personnellement, je n'ai jamais vu ça mais il faut faire avec. Je file avec Laurent me garer sur le parking du Super U situé près de la ligne de départ. Il est 8h30, et nous enfilons rapidement nos chaussures de course (heureusement que nous avions déjà revêtu nos tenues!).


Là, ça devient proprement inouï. Il pleut de plus en plus fort et nous en sommes à nous demander si la course vaut bien la peine d'être courue. A 8h45, nous ne sommes toujours pas sortis de la voiture et de toute façon, le ciel n'est pas avec nous... Finalement à 8h50, nous y allons sans grande conviction. J'avais un temps émis l'hypothèse de revêtir un coupe-vent pour la course mais la veille, Laurent m'en avait dissuadé. Simplement parce qu'il pensait qu'au vu de la température (14°) il valait mieux courir léger pour éviter la triple peine (mouillé dehors, mouillé dedans et effet sauna) .J'hallucine tout de même: nous allons disputer une course SANS ETRE ECHAUFFÉS, du jamais vu.
Après nous être abrités comme tous les runners sous le préau du gymnase de Mainville (proche de la ligne de départ), nous rejoignons celle-ci. Il pleut toujours et en plus, il y a du vent. Je serai pour l'occasion vêtu d'un T-shirt technique Adidas, d'un excellent short Zoot, de mes tradtionnelles chaussettes montantes Adidas Techfit ainsi que de mon bonnet Kalenji. Mes Brooks Pure Cadence complétent le tout. J'assure l'hydratation avec mon bidon Ronhill qui me permettra de boire deux gorgées tous les deux kilomètres environ. L'ami Laurent est aussi légèrement vêtu que moi mais chausse des Newton et il a amené son bidon Simple Hydration. Choix gagnant?

 

La course

 

Je passerais sur les conditions de course que je vous ai décrites: Il fait moche mais pas froid. Dans ces conditions, ça serait déjà bien sympa de finir mais l'ami Laurent souhaite vraiment partir à la chasse au record. Désabusé par la pluie, je me dis que ça n'est pas sérieux. D'autant plus qu'un bénévole nous annonce de belles et immenses flaques de boue disséminées ça et là sur le parcours. Ah, les courses natures...

Le départ est donné à 9h00 pile et nous sommes à peine 250 courageux sur la ligne. C'est parti!

 

Départ-5km: 25'33"

 

0-1: 5'13"

1-2: 5'09"

2-3: 5'05"

3-4: 5'02"

4-5: 5'04"

 

Etant d'accord sur un départ "lent", nous partons prudemment. Il pleut toujours mais rien que le fait de bouger nous procure un très grand plaisir. En outre, nous ne nous bousculons pas, il y a vraiment de la place pour tout le monde. Les deux premiers kilomètres sont parfaitement dans le ton: faciles et bien gérés, ils nous permettent de nous "échauffer" (ben oui...). Au km1.5, première difficulté au niveau de la Route Forestière de la Croix de l'Ermitage, une magnifique mare de boue. Le Raid Gauloises® a commencé et nous sommes déjà bien crottés. En revanche, la pluie cesse et tout d'un coup (mis à part le sol détrempé) les conditions deviennent idéales.

Nous sommes faciles, bien dans l'allure et en avance au km5: 25'33" au lieu des 26' que j'avais prévues.

 

Route-Forestiere-de-l-Ermitage--km-3-et-13-.jpg

Route Forestière de la Croix de l'Ermitage km3 et km 13 (la boue en moins)

 

 

5-10km: 25'42"

 

5-6: 5'10"

6-7: 5'09"

7-8: 5'01"

8-9: 5'13"

9-10: 5'09"

 

Il a plu toute la semaine et cela se voit: les chemins forestiers de la forêt de Sénart sont détrempés! Malgré tout, nous nous frayons ça et là un chemin en essayant d'éviter les flaques de boue. Mes chaussures sont méconnaisables mais je n'en ai cure: je fonce! Au Km6 bordant la Nationale 6, le parcours devient carrément proche du trail, voire surréaliste. Impossible d'éviter la boue et en plus, il faut sauter par-dessus les racines: tout pour plaire. Je préviens Laurent que je vais quand même prendre mon temps sur certaines difficultés. De toute façon, il est impossible de relancer correctement après avoir planté ses pieds dans la boue... Malgré tout, je me sens très bien dans cet environnement hostile. Mes temps de passage sont bons, les bénévoles sont vraiment sympathiques. Il ne manque plus que le beau temps. La course n'est pas plate mais je me joue avec bonheur des faux-plats montants. Laurent remarque que je ne me sers pas beaucoup de mes bras. Je lui explique au contraire que je suis très relâché. Dans un sourire, il acquiesce. Le km9 comporte un passage ultra dangereux où les racines le disputent aux flaques de boue. Néanmoins, notre vigilance n'est pas prise en défaut. Non loin du gymnase de Mainville, nous emprutons un passage vraiment singulier (voir photo). Je passe au km10 en 51'16", que du bon!

 

Km-10.jpg

Le fameux passage du km10...

 

10-15km: 25'21"

 

10-11: 5'06"

11-12: 5'00"

12-13: 5'01"

13-14: 5'06"

14-15: 5'08"

 

Excepté la température vraiment idéale, les conditions sont purement dantesques. La boue est omniprésente et nous sommes obligés de faire de véritables prouesses pour pouvoir traverser les difficultés. Laurent me propose une stratégie bien réaliste: profiter des parties bitumées pour accélérer et gérer notre allure sur les bourbiers. Concernant notre vitesse, tout se passe bien. Même la belle montée du km11 sur la Route Forestière des Creuses ne nous pose pas de problème (le kilomètre sera parcouru en 5'06"). Je me sens vraiment bien même si je pars un peu dans l'inconnu. Vais-je tenir ce rythme qui doit être le nôtre jusqu'à la fin de course? Les deux kilomètres suivants parcourus sur une route bitumée et praticable donnent le ton: je suis vraiment bien. Nous gérons très bien les km 12 à 14 tout en faux plat empruntant la route forestière de l'Ermitage. Je ressens tous les bienfaits de l'entraînement lorsque nous remontons les coucurrents les uns après les autres de manière très cool, juste au train.

Nous passons au km15 en 1'16'37". Là, je réalise que j'avais couru les 15km des Foulées Charentonnaises en...1h17'07". Je n'en reviens pas! Etant encore frais, je me dis que le hold-up est possible...

 

Route-Forestiere--du-Beau-Chene--km4-et-15-.jpg

Route Forestière du Beau Chêne au km 4 et km15 (ah, s'il avait fait aussi beau...)

 

 

15-20km: 25'28"

 

15-16: 4'57"

16-17: 5'14"

17-18: 5'08"

18-19: 5'03"

19-20: 5'05"

 

Le km 16 étant bitumé, nous en profitons pour accélérer. Nous avons bien fait car le gymkhana ne va pas tarder à reprendre, toujours en bordure de la nationale 6. Même en étant prévenus, pas moyen d'éviter les zigzags afin de passer à "gué". La mission est toutefois accomplie car nous ne perdons pas de temps. Je dirais même qu'au vu des conditions, nous avons plutôt assuré! N'ayant plus d'eau à disposition, je dois m'arrêter 15 secondes pour me ravitailler. J'aurais pu ignorer ce ravitaillement mais je connais trop les conséquences d'une imprudence passagère (Chasseurs de Temps). Tant pis pour le temps perdu, nous verrons bien à l'arrivée. Au niveau musculaire, je commence à être dans le dur. La course commence vraiment au ...km18, là c'est tout ou rien. Pas question de lâcher, je suis dans les temps pour laminer mon record personnel et je me dois d'être au top. Ne serait-ce que pour mes proches et mes amis runners qui m'ont tant envoyé de bonnes vibrations les jours précédents. Sans oublier mon running partner du jour, Laurent qui m'encourage à ne pas lâcher. Les km 18 et 19 sont difficiles mais je maintiens l'allure : mon mental remplace mes jambes que je ne sens plus. Je reste dans l'allure dans une ligne droite de près de deux kilomètres où les faux plats montants le disputent aux descentes. Je dépasse l'ami runner d'OVS Giancarlo (valant 1h40), qui semble avoir totalement explosé. Nous attaquons le km20 et nous bouclons la boucle avec ce fameux secteur ultradangereux (boue, racines, pierres...). Je garde ce qu'il me reste de lucidité pour le dernier gymkhana du jour et ça marche...

 

 

20-21: 4'41"

Derniers 100m: 21"

 

Dernier-kilometre.jpg

A l'attaque dans le dernier kilomètre

 

Nous attaquons le dernier kilomètre sur un tronçon totalement goudronné. J'ignore totalement ma fatigue pour lancer un bon gros dernier kilomètre. Juste un oeil sur le chrono qui me confirme qu'à moins d'une explosion majeure, je vais gagner (i.e.: exploser mon record). A la grande surprise de Laurent, j'arrive à envoyer du bon bois dans les 300 derniers mètres. Cependant, il me règle proprement mais l'essentiel est plus que fait: je coupe la ligne d'arrivée en 1h47'07", soit 2'30" que mon précédent record. Ce coup-ci , pas de chute à terre. Mes jambes me portent encore et je tombe dans les bras d'un Laurent visiblement heureux. Je savoure intérieurement sans en rajouter mais le plaisir est immense.

Le semi des Chasseurs de Temps me paraît bien loin. Mon cycle semi-marathon se termine de la meilleure manière!

Grand merci à Laurent, fin tacticien!

 

Résumé Garmin

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rohnny 04/05/2012 21:37


Whow, quelle performance malgré une météo pourave et surtout un terrain aussi lourd, franchement BRAVO. J'ai vraiment pris plaisir a lire ton CR. Bonne récupération.

legrosjoggeur 04/05/2012 21:46



Merc, Rohnny, malgré les conditions défavorables, le miracle a eu lieu!
A présent, j'attaque un plan 10km, on va travailler la vitesse!


Toutes mes amitiés



Daremarathon 30/04/2012 20:19


alors comme ca on tape des record en mon absence!!!??? 


en tout ca mille bravo pour ta perf vu les conditions de M.....


les 1h45 sont a ta portee a la rentrée


désolé de ne pas avoir ete la pour feter ca avec toi


suis mega content pour toi


a bientot l'ami

legrosjoggeur 30/04/2012 21:53



Merci, Eric


C'était plus un trail qu'un semi. Cette course restera un grand souvenir, tu imagines bien.
A très bientôt à l'entraînement



Renaud 29/04/2012 21:40


Et un nouveau record perso ! Tu vaux largement moins dans des conditions de course plus "normales". Bien joué Champion.


P.S: je ne connaissais pas le "mur du 10è km" sur semi ;)

legrosjoggeur 29/04/2012 21:53



Merci, Renaud
Effectivement, ça s'est apparenté à un trail mais au final un temps plus que satisfaisant!
Quant au mur du 10ème...on en apprend tous les jours!!



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