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Les chroniques du GROS joggeur

Les chroniques du GROS joggeur

Bienvenue sur ce blog dédié à ma pratique de la course à pied. Courant entre 70 et 80 kilomètres par semaine, je vous raconte ici mes courses, mes préparations et ma vie de coureur. Bonne lecture!


Le petit dragon du running: Giao

Publié par legrosjoggeur sur 8 Octobre 2011, 12:46pm

Catégories : #Portraits de runners

 

La course à pied c'est de la souffrance quelquefois mais aussi du plaisir.Le plaisir de se dépasser de manière saine, entre autres.

Ce plaisir que nous avons surtout à rencontrer des runners sympas tels Giao. Nous avons fait connaissance et sympathisé lors d'une sortie de récupération organisée par Gianny d'OVS Paris.

Giao est un vrai FOU de running (et j'insiste là-dessus): il court tout le temps et partout. C'est un garçon également très chaleureux qui n'hésite pas à conseiller les autres.

L'occasion est belle: il va donc inaugurer cette rubrique de portraits :)

 

 

Giao.JPG

 Mister Giao, le stakhanoviste de la course à pied! 

 

 

Bernard (Le GROS joggeur): Salut, Giao, une question classique: comment es-tu venu au running?

 

Giao: Salut Bernard ! Mon frère Bao a initié le mouvement en devenant le premier coureur et marathonien de la famille, c’était en 1993.

Je me suis mis à la course à pied un peu par hasard, mon métier m’oblige à me déplacer énormément et plutôt que de faire boulot resto dodo, j’ai commencé à courir un tout petit peu.

 

Bernard :As-tu un passé de sportif régulier?

 

Giao: Plutôt non, j’étais un matheux dans mon enfance et je ne faisais pas de sport hormis le judo et le piano qui m’avait même valu une tendinite au bras gauche !

J’étais mauvais en sport et admiratif devant mon sportif de frérot. Pour moi le marathon c’était pour plus tard, dans une autre vie.

 

Bernard: Racontes-nous tes premières expériences.

 

Giao: Un été, j’ai proposé à mon meilleur copain de courir sur la Butte Pinson à Montmagny où nous habitions dans l’adolescence. On a démarré tranquillement et au bout d’un quart d’heure j’étais essoufflé et je ne pouvais plus avancer.

Dix ans plus tard avec mon frère à Magny-en-Vexin, même expérience. J’étais en surcharge pondérale – 85 kilos pour 1m70 – et au bout de cinq minutes je suais trois litres et ne pouvais plus avancer. Dans les deux cas, tout concourrait à me persuader que je n’étais pas du tout fait pour cela même avec mes belles Adidas Ilie Nastase.

J’ai repris régulièrement de longues années plus tard quand je me suis déplacé en province pour raison professionnelle, notamment à Genève où j’avais l’habitude de courir deux fois vingt minutes.

 

Bernard: As-tu fait des sacrifices?

 

Giao: Aucun sacrifice heureusement car je suis un gourmand et j’adore manger surtout la viande rouge et les plats en sauce. Courir une fois par semaine le dimanche matin avec mon meilleur ami Jean-Noël a été le prétexte à de bons gueuletons pas très raisonnables.

 

Bernard: Quelque part, le running impacte nos habitudes en terme d'hygiène alimentaire, non?

 

Giao: Par manque d’information, le running nous donne un prétexte pour manger un peu plus que de raison mais j’en faisais trop peu pour que cela ait un quelconque effet sur mon corps.

Plus on est informé, plus on se rend compte combien notre hygiène alimentaire est fondamentale surtout pour le running. Avant je courrais pour ne pas prendre du poids, aujourd’hui je surveille mon alimentation pour maigrir et courir plus vite.

 

Bernard: Un mode de vie?

 

Giao: De coureur occasionnel, coureur du dimanche, je suis passé à deux puis trois et aujourd’hui jusqu’à huit entrainements par semaine. Ce n’est pas un mode de vie, c’est ma vie.

Je vis, je mange, je respire course-à-pied et je me sens serein et équilibré de cette manière.

 

Bernard: Je sais que tu disputes beaucoup de compétitions, est-ce bien raisonnable ???

 

Giao: Ce n’est pas raisonnable de courir cinq marathons dans l’année et trois courses d’ultra-marathon de plus de cinquante kilomètres chacune mais quand on aime, on ne compte plus !

C’est comme le tabac ou la drogue, on sait que c’est mauvais mais on continue quand même.

 

Bernard: Comment gères tu la récupération?

 

Giao: Je ne fais jamais d’étirement et je bois énormément d’eau, entre trois et quatre litres par jour.

 

 

Bernard: Parles nous de ta dernière folie: tu as disputé (et achevé) les 100 km de Millau...

 

Giao: C’était le but ultime de cette année folle et riche en compétition, terminer le 100 km le plus prestigieux de France sans être trop achevé.

Je venais d’avoir 40 ans en 2010 quand j’ai vu que cette année allait être le 40ème Millau l’occasion était trop belle de marquer la nouvelle décennie et je me suis inscrit sur un coup de tête alors que ma plus grande distance avait été un marathon que j’avais eu du mal à terminer la première fois en 2009.

Je m’y étais préparé sans véritable plan, au feeling en courant plus de 80 km par semaine pendant plusieurs mois. J’avais eu l’occasion de me tester sur une longue distance sur l’Eco-Trail de Paris 82 km mais c’était sur la terre des sentiers et des forêts. Sur le bitume, c’est une tout autre histoire et j’ai énormément souffert de tous ces chocs répétés sur l’asphalte.

J’ai pu courir 70 km en 10h mais les trente derniers kilomètres ont été longs et laborieux. Je me suis inscrit pour 2012 et en me préparant beaucoup mieux, j’espère bien exploser mon temps de 16h de cette année.

Je suis content d’avoir gagné mon titre de cent bornard et sens une réelle complicité quand je croise d’autres cent-bornards, la famille s’agrandit mais reste toute petite.

 

Bernard: Comment gères tu l'enchaînement des courses?

 

Giao: Le problème avec l’enchainement des courses c’est l’absence d’entrainement. Pour faire du jus avant une course on doit s’arrêter de courir mardi ou mercredi. Les courses, je les fais sur mon foncier, mes acquis. Cette année un peu folle je l’avais bâtie autour de quelques courses structurantes comme le Marathon de Paris, les 20 km de Paris et les 100 km de Millau.

A ces rendez-vous se sont greffés plusieurs 10 km, le marathon d’Annecy et le marathon du Mont St Michel où je faisais le meneur d’allure pour des amis, comme le marathon de Vincennes pour lequel je viserai une allure de 3h59 pour des copains qui disputent leur premier marathon.

De plus je suis contraint de courir une course alors que je n’ai pas toujours récupéré de la précédente, c’est perturbant pour le corps humain mais je ne ferai pas cinq années comme l’année lumière 2011 qui restera mon année de la course à pied.

 

 

Bernard: Tes objectifs ultimes?

 

Giao: Cette année, je visais des distances folles comme le 80 km de L’Eco-Trail de Paris et les 100 km de Millau, mes objectifs ultimes sont à présent des temps sur 10km, semi et marathon.

Je voudrais entrer dans le club des 40’ sur 10km et des moins de 3h sur marathon.

 

Bernard: Le running permet de rencontrer des personnes d'horizons variés, n'est-ce pas?

 

Giao: Il a beau être un sport individuel, il permet de tisser des liens forts d’amitié autour d’une passion saine et qui nous fait progresser.

 

Bernard: Que conseillerais-tu à un(e) débutant(e) motivé(e)?

 

Giao: De courir avec des gens plus fort et dans différents groupes, d’abord dans des niveaux équivalents puis au fur et à mesure de la progression, dans des allures plus soutenues.

 

Bernard: Tes objectifs à venir? (courses, chronos)

 

Giao: Je termine la saison avec les 20 km de Paris, le semi d’Amsterdam, les marathons de Vincennes et de Nice-Cannes et le 4 décembre la SaintéLyon.

J’avais trois objectifs pour 2011 : faire 2011 km, devenir 100 bornard et abaisser tous mes records sur 10 km, semi et marathon. Il me reste qu’à faire 3h45 à Nice-Cannes et ce serait un carton plein.

Merci à toi mon ami, très sportivement !

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Olivier 21/08/2016 21:45

Beau témoignage !

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