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Les chroniques du GROS joggeur

Les chroniques du GROS joggeur

Bienvenue sur ce blog dédié à ma pratique de la course à pied. Courant entre 70 et 80 kilomètres par semaine, je vous raconte ici mes courses, mes préparations et ma vie de coureur. Bonne lecture!


L'Humarathon: de la gestion à la sensation!

Publié par legrosjoggeur sur 8 Avril 2012, 20:00pm

Catégories : #Mes courses

Après mon 10km de la Pisciacaise disputé la semaine passée et conclue par un chrono très convaincant, je ne prends pas vraiment de repos. En effet, mon programme inclut la course de l'Humarathon, ce semi-marathon qui se dispute sur les communes de Vitry-sur-Seine et d'Ivry. Afin d'être au point pour la course, je décide tout de même (même si ça n'est pas trop recommandé si près du but, oups...) de faire une petite séance de rappel d'allure semi ce mardi 3 avril avec mon plus fidèle running partner, Eric. La séance se passant sans aucun accroc, je me sens rassuré sur mes capacités du moment .

Ceci dit, les choses sont claires depuis longtemps avec Eric: ce semi sera une course "sacrifiée" afin de finir frais et de vraiment maîtriser la distance. En revanche, la fin de semaine est vraiment très moyenne. Sans le savoir, j'ai pris froid lors de cette fameuse séance et je me traîne un bon rhume jusqu'à vendredi soir.

Cependant, le samedi matin très tôt, je fais un footing cool de 30 minutes avec quelques accélérations:  tout roule.

 

L'avant-course

 

Je prends rendez-vous avec Eric, naturellement et également Julien, un running mate que j'ai eu le plaisir de connaître par l'intermédiaire...de ce blog! Nous avons déjà partagé deux bonnes sorties longues qui ont montré tout son potentiel. Il vise 1h50 (il vaut déjà 48' sur 10 bornes), un objectif largement à sa portée. Après nous être retrouvés sur le trajet, nous filons retirer nos dossards devant la mairie de Vitry-sur-Seine. Une nouvelle fois, il est très plaisant d'entrer dans la course de cette manière. L'ambiance du village est très chaleureuse avec des bénévoles très sympathiques et dévoués. Julien est manifestement excité à l'approche de l'échéance et ça fait plaisir à voir. Pour ma part, je suis serein car je n'attend de cette course rien d'autre que du plaisir!

 

IMG_1153.JPG

Julien, Bernard et Eric déjà dans la course!

 

Après le repas traditionnel de veille de course (poulet et pâtes), j'enchaîne avec une nuit de sommeil très moyenne.

Malgré tout, je me réveille plutôt bien et j'innove pour le petit-déjeuner: deux oeufs durs, une tranche de jambon de dinde et un verre de jus d'orange. Pour la première fois de ma vie, je me retrouve à consommer du salé au premier repas de la journée. Cela fait bizarre, mais les aliments passent très bien.

Après m'être sustenté, j'enfile mon Haut Kalenji et je chausse mes Brooks Pure Cadence. Je n'oublie pas de prendre une paire de gants ainsi qu'un cache-cou. Il fait effectivement très frais ce matin (3° au lever du jour) et même si la température ira croissante, je préfère jouer la prudence. Concernant les ravitos, j'opte pour l'excellent bidon Ronhill de chez Décathlon (270ml) , très ergonomique et légère.

 

Les conditions de course

 

Je retrouve mes deux acolytes à la station du RER C Bibliothèque-François Mitterrand et nous partons l'esprit serein sur le site de la course. L'organisation est vraiment au top car des navettes sont prévues à partir de la station des Ardoines et nous arrivons sans encombres à la Mairie de Vitry-sur-Seine, théâtre du départ du semi-marathon (un 10km est également organisé).
Il fait plutôt frais, mais le soleil brille de mille feux. Un temps parfait pour courir, un vrai bonheur, d'autant plus que les prévisions météo n'étaient pas rassurantes
Nous profitons du gymnase mis à notre disposition par la mairie pour nous réchauffer et déposer nos affaires à la consigne. L'ambiance est très bonne, comme aux Foulées Charentonnaises...
Les dossards comportant nos prénoms, il est très simple de sympathiser avec les runners tels Joao-Paulo qui discute avec nous.

 

Gynmase-Humarathon.jpg

Un bon endroit pour se réchauffer, merci à l'organisation.

 

Nous partons nous échauffer et là, spéctacle grandiose: nous croisons des coureurs kenyans avec une foulée incroyablement légère tout comme leur gabarit. Entre eux moi, là dessus, c'est thèse et antithèse...

L'echauffement terminé, nous nous plaçons sur la ligne de départ. Comme la semaine passée, pas de bousculade. Mieux encore : il y aura un chronométrage officiel et un autre en temps réel: no stress!
Les coureurs élites ont leur sas préférentiel bien délimité et quelques meneurs d'allure sont disséminés ça et là. Notre ami Julien devra suivre le meneur d'allure 1h50, voire le dépasser. Quant à nous, nous serons bien relax...

 

La course

 

Le plan de course que j'ai proposé à Eric est d'une grande simplicité. J'ai divisé la course en trois parties:

-les 7 premiers kilomètres à une allure de 5'27"/km

-les km 8 à 14 à une allure de 5'18"/km

-les 7 derniers kilomètres à une allure de 5'12"/km

 

En gros, il s'agit ainsi de passer au Km 7 en 38'10", au Km 10 en 54'04" , au Km15 en 1h20"28" et de franchir la ligne d'arrivée aux environs d'1h52. Telle sera normalement la clé pour finir ce semi sans fatigue. Une nouvelle fois, je pars sans ma ceinture cardio, espérons que les sensations soient au rendez-vous!

 

Départ-5km: 26'22"

 

0-1: 5'12"

1-2: 5'20"

2-3: 5'20"

3-4: 5'16"

4-5: 5'14"

 

Le départ est donné sous les acclamations (oui, oui) des spectateurs. Contrairement au semi de Paris, je suis très rapidement dans l'allure et également très serein. Il faut dire que les premiers kilomètres sont plutôt descendants  donc Il faut juste maîtriser notre allure pour ne pas aller trop vite. Contrairement aux courses précédentes,  je ne me fais pas beaucoup dépasser. Il faut dire que les avions de chasse sont bien loin devant! Bien qu'exclusivement urbain, le parcours est très agréable. Les municipalités ont fait un travail remarquable avec un nombre de bénévoles conséquent. Tous les carrefours sont sécurisés. En plus, nous bénéficions du soutien inconditionnel des spectateurs disséminés sur le parcours qui nous encouragent en citant nos prénoms (ah, la magie du dossard). J'ai le plaisir de voir l'ami runner Renaud Landon me saluer sur les Quais d'Ivry. Il est en fin de préparation pour le Marathon de Paris et m'a fait l'amitié de passer exprès sur le parcours, ça fait plaisir!
Pour le moment, Eric et moi sommes en mode promenade, même si nous sommes bien plus rapides que prévu (26'22" au lieu de...27'15")

 

5-10km: 26'15"

 

5-6: 5'20"

6-7: 5'13"

7-8: 5'34"

8-9: 5'06"

9-10: 5'02"

 

Après un premier quart de course vraiment paisible, nous connaissons notre premier petit faux-plat montant du côté de la rue Jean Mazet: tout simplement indolore. La promenade continue sans souci majeur. Eric me trouve en pleine forme: je ne peux pas le nier tant je me sens bien. Je n'oublie surtout pas de boire deux bonnes gorgées d'eau tous les deux kilomètres et cela fonctionne très bien. Nous sommes à présent à Ivry avec un public bien dense et toujours aussi sympa. Je vais être honnête: se faire encourager de cette manière est proprement grisant. Je renvoie la politesse en remerciant soit la dame, le monsieur ou les enfants qui nous donnent tant d'énergie. Energie dont nous avons bien besoin pour franchir la première vraie difficulté du parcours avec le pont SNCF situé avant l'avenue Paul Gosnat au km6.
Je raccourcis ma foulée afin de bien franchir l'obstacle, tout roule.  Du coup, nous passons le km7 en 36'55" au lieu de 38'10"! Je suis assez surpris, d'autant plus que je ne force vraiment pas. Cependant, pas le temps de pavoiser car LA DIFFICULTE de la boucle arrive assez vite avec une féroce montée (pour moi qui suis nul en côte) empruntant l'avenue Maurice Thorez et l'avenue Henri Barbusse. Forcément mon allure baisse fortement (5'34"/km) mais je passe la côte sans problème. Ah , les bonheurs de la gestion de course... Nous sommes récompensés de ces efforts par 3 kilomètres de faux-plat légèrement descendant sur le RN 305, les voies réservées aux bus sont à nous!!! J'en profite pour récupérer de manière active.

 

Humarathon-1.jpg

Km 9 après la fameuse côte (Photo: Michel RICHARD)

 

Nous passons au km10 en ...52'37" au lieu des 54'04" prévues...et en très bonne forme en plus!

 

10-15km: 25'03"

 

10-11: 4'55"

11-12: 4'53

12-13: 5'03"

13-14: 5'06"

14-15: 5'06"

 

Les choses se passent très bien, c'est le moins que l'on puisse dire. Nous profitons intelligemment du faux-plat de la RN 305 pour prendre un peu de vitesse mais pas trop. Malgré toutes nos précautions, nous allons vraiment vite comparé à nos prévisions. Cependant, vu que la forme est là, nous gardons la même attitude, d'autant plus que nous avons le meneur d'allure 1h50 en ligne de mire. Pas de stress, nous restons à une cinquantaine de mètres de lui et de la vingtaine de runners qui l'entourent.

A partir du km11, la route devient plus plate mais nous restons bien réguliers. Je prends toujours autant de plaisir à saluer les bénévoles et les spectateurs qui nous abreuvent d'encouragements. C'est le plein bonheur.

A hauteur du km14, sur le Quai Henri Pourchassé,  nous rejoignons une runneuse prénommée Véronique à qui je propose de prendre notre foulée. Nous allions la dépasser au train mais elle s'accroche de fort belle manière.

Le petit jeu des bilans intermédiaires tourne toujours à notre avantage: nous passons au km15 en 1h17'40 au lieu d'1h20'28"!!!

 

15-20km: 26'26"

 

15-16: 5'13"

16-17: 5'14"

17-18: 5'27"

18-19: 5'34"

19-20: 4'58"

 

Après le ravitaillement du km15, Véronique lâche prise mais l'essentiel était déjà fait pour elle car après coup, j'ai appris qu'elle s'était qualifiée pour les Championnats de France VF1, bravo à elle. Elle finira en 1h51'. Je zappe une nouvelle fois le ravitaillement grâce à l'autonomie offerte par mon bidon Ronhill. Néanmoins, je suis parfaitement conscient que la course commence à présent. Je n'ai jamais été dans un tel état de fraîcheur à ce moment de la course lors de mes précédents semis. Les jambes commencent à se durcir mais pour le moment rien d'inquiétant. Ne cédant pas à l'euphorie, je reste prudent car les difficultés arrivent. Le meneur d'allure 1h50 est toujours à portée de fusil, c'est plus que bon signe mais je ne m'enflamme pas. Une nouvelle fois, je ralentis sagement au km16 (toujours ce fameux pont SNCF). Je commence à passer à l'orange mais les réserves sont là. Je ne peux résister à saluer la foule et les bénévoles (oui, je sais...) malgré la fatigue qui commence à s'accentuer. C'est là qu'arrive le juge de paix du parcours avec la fameuse montée de l'avenue Maurice Thorez/Henri Barbusse. Il va falloir être plus que costaud car mon niveau en côtes, même s'il s'améliore, reste faible. Et là miracle! Je ralentis normalement (5'27" et 5'34 lors des km 18 et 19!) mais les jambes continuent à tourner. Nous croisons Michel (44'44" au 10km un peu plus tôt, bravo à lui) qui nous photographie. Au semi de Paris, je n'aurai jamais pu sourire à ce moment de la course...

 

Humarathon-2.jpg

A l'assaut de la dernière côte! (Photo Michel RICHARD)

 

Il y a un petit moment que je ne parle plus à Eric mais je reste opérationnel. Arrivé en haut de la côte, je sais que tout va se jouer au mental, je ne veux rien lâcher car j'ai l'occasion de faire un très bon chrono (à mon très modeste niveau).

Je commence à être en état de cuisson mais là, l'entraînement porte ses fruits car le meneur d'allure 1h50 ne me prend pas de terrain bien au contraire! Le final s'annonce somptueux.

 

Km 21: 4'44"

Derniers 206m : 45"

 

Il va falloir lutter jusqu'au bout et je m'accroche. La proximité de la ligne d'arrivée et la bonne odeur de victoire me maintiennent dans le coup. Je pense à ma mère, à mes amis, à tous ces êtres chers. Je sais que je vais placer mon sprint à la Bernard® (un truc bien moche mais efficace) tôt ou tard mais j'attends le moment propice. A 250 mètres de la ligne, j'accélère et arrive même à dépasser le meneur d'allure 1h50. Je sens le murmure des spectateurs un peu surpris de me voir m'exploser ce moment de la course et je ne lâche rien! Je me jette sur la ligne d'arrivée que je franchis en criant toute ma joie après 1h49'36" de course!!!

Record battu! Je tombe de fatigue et reste une dizaine de secondes par terre. Deux runners et un secouriste se précipitent sur moi mais pas de panique...je suis tombé au sol tant par l'émotion que la violence du sprint que j'ai lancé.
Mission plus qu'accomplie ce matin. Coup double, la course a été bien gérée et je descend enfin sous cette fichue 1h50. Jean-Michel, le meneure d'allure 1h50(il a très bien rempli son contrat, par ailleurs) me donne l'accolade ainsi que d'autres runners.

 

L'après-course

 

Décidément, c'est bonheurland à Vitry car ce cher Julien a explosé son objectif en terminant en 1h46'15", bravo à lui!!!
Eric est tout aussi heureux car notre plan de course a réussi au-delà de toute espérance. Nous nous retrouvons au gymnase pour nous changer. Je remercie une dernière fois les bénévoles de la course, pour moi les vraies stars du jour! Nous rentrons ensuite l'esprit apaisé et heureux, en compagnie du sympathique Joao-Paulo rencontré avant la course ainsi que de mon ami et ancien coéquipier au PUC Basket (il y a près de 14 ans!) Adil El-Jaziri qui a également disputé la cours.

 

Les-vainqueurs-de-l-Humarathon.jpg

De sacrées têtes de vainqueurs, n'est-ce pas?!

 

Je remercie sincérement et chaleureusement tous les bénévoles de la course ainsi que les municipalités de Vitry-sur-Seine et Ivry-sur-Seine pour cette course très bien organisée. C'est un évènement à vraiment mettre dans son agenda!

 

Commenter cet article

Céline 09/04/2012 17:22


bravo Bernard et tes accolites


merci pour tes CR,


j'adore,


tu nous emmènes sur chacunes de tes courses, merci de partager ces moment si particuliers que j'apprécie


encore bravo

legrosjoggeur 10/04/2012 07:02



Salut, Céline


C'est justement mon grand plaisir de vous faire ressentir la course au plus près!
Ca sera le cas lors de la Ronde des Etangs où nous nous croiserons, n'est-ce pas?
Encore merci



Renaud 09/04/2012 09:50


Encore bravo Bernard ! Savoure comme il se doit ce nouveau record. Et merci de nous transmettre, via tes récits, toute cette énergie très positive. Vive la CàP !

legrosjoggeur 09/04/2012 16:45



Merci, Renaud
C'est très gentil d'être passé bien que tu sois en plein entraînement!!
Bonne récup en vue du MDP où tu pourras tout lâcher.


L'énergie positive vient aussi de runners tels que toi



thepinkrunner 08/04/2012 22:33


Cà c'est géant, BRAVO tu n'arrêtes plus de progresser sans cesse ;-)


P.S : il fait froid chez vous que vous êtes habillés comme des pingouins?

legrosjoggeur 09/04/2012 11:48



Cher Philippe, il faisait très frais au début de l'épreuve...
Ceci dit je n'avais qu'une seule couche contrairement à ce cher Eric (lui c'est un VRAI pingouin) lol
Merci pour tes encouragements :)



Daremarathon 08/04/2012 21:35


Une course rondement menée


au regard de tes temps de passage et pour etre tatillon, je dirais que pour une course


parfaite il aurait fallu passer les  km 8 a 14 comme ceux des 15 a 21 et inversement


on a donc faibli sur le dernier tiers mais nous nous sommes pas désunis.


Encore bravo.

legrosjoggeur 09/04/2012 11:47



Merci, Eric


Retenons l'idée de cette gestion chrono pour la rendre encore meilleure



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