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Les chroniques du GROS joggeur

Les chroniques du GROS joggeur

Bienvenue sur ce blog dédié à ma pratique de la course à pied. Courant entre 70 et 80 kilomètres par semaine, je vous raconte ici mes courses, mes préparations et ma vie de coureur. Bonne lecture!


(Brigitte): Mes trois vies de coureuse à pied

Publié par Legrosjoggeur sur 7 Novembre 2012, 12:30pm

Catégories : #Portraits de runners

Aujourd'hui, nous faisons connaissance avec Brigitte Voordouw, une runneuse extraordinaire à tous points de vue...

 

(Textes et photos: Brigitte VOORDOUW)


Je m’appelle Brigitte, j’ai 57 ans et je vais vous raconter mon histoire.

J’ai commencé la course à pied en 1997 pour perdre du poids. Objectif atteint: une perte de 10 kilos en 1 an. Je me suis lancée sur le marathon de Paris en 1998, comme un cheval fou, sans entrainement spécifique juste avec la volonté d’aller au bout. Marathon bouclé en 3h55’, première pensée à l’arrivée PLUS JAMAIS … et déjà l’envie d’en refaire un autre dès le lendemain …

 

1998--Versailles.JPG

 

 

1998--notaires.JPG

 

Lors d’un footing dans la forêt de Meudon, j’ai été repérée par un club, l’AS Meudon, que j’ai rejoint à l’été 1998 et début d’un véritable entrainement avec Rolland, athlète de haut niveau à la «retraite », qui m’a amenée à mes meilleurs chronos, marathon de Londres en 1999 bouclé en 3h37’30 , pas mal pour un 2ème marathon, et 44’ sur 10kms, 1h36’ sur semi marathon.

 

Atlete-1998.JPG

 

En janvier 2004, ma vie a basculé ! D’une femme épanouie et heureuse, bien dans sa peau et dans sa vie, je suis devenue une grande malade. Cancer du sein diagnostiqué, avec une chance de survie de 15%. A commencé pour moi un long chemin semé de chimiothérapie, radiothérapie, ablation du sein, reconstruction et multiples opérations, 4 mois d’hôpital dont 2 jours entre la vie et la mort, plus rien ne fonctionnait dans mon pauvre corps, reins bloqués, poumons gravement atteints, je ne pouvais plus me déplacer qu’en fauteuil roulant.

 

Tijdenschemo.JPG      Zomer-2004.JPG

 

 

C’est en 2005 que ma troisième vie a commencé, et oui, il y a une vie avant, pendant et après le cancer, on ne peut plus voir les choses de la même manière. Tout est plus beau, chaque jour est un cadeau de la vie, mais même si la tête a toujours envie, le corps ne suit plus. Il m’a donc fallu réapprendre à vivre dans un corps que je ne reconnaissais plus, qui ne répondait plus comme avant, qui me faisait souffrir. Mais je me suis lancé des défis et surtout j’avais envie de courir de nouveau un marathon car si j’avais écouté tous les grands spécialistes, je n’aurais logiquement plus jamais pu courir, ou du moins juste quelques footings tranquilles. Mais pas question pour moi de capituler, la rage de vivre et d’aller de l’avant m’a poussée à me dépasser. J’ai donc recommencé à courir en 2005, bouclé un 10kms en 54’, puis un 15kms en 1h24’ dans la neige … et enfin un semi marathon en 1h59’. Certes, j’étais très loin de mon niveau d’avant, mais déjà très heureuse de pouvoir courir. J’ai renoncé 2 fois au marathon de Rotterdam, je ne me sentais pas prête à relever un tel défi.

 

20100922_330.JPG

 

C’est le 13 février 2011 que j’ai rencontré Eric, aux Foulées Charentonnaises, alors qu’il courait avec son ami Didier à une allure qui me convenait, j’ai donc demandé si je pouvais m’accrocher à leur wagon, et nous avons sympathisé et j’ai bouclé mon 15 bornes en 1h20’. S’en est suivi des correspondances via Facebook puis e-mail, et des entrainements puis des compétitions et le début d’une belle amitié.

 

Semi-Nieuwkoop.JPG

 

 

Au printemps 2012, Eric m’a fait suivre une pub pour le marathon Nice Cannes en VIP avec séjour à l’hôtel Martinez. Et là, le déclic s’est fait, inscription quasi immédiate, avec ma meilleure amie Isa, et Eric avec son ami Didier.

Nous avons donc commencé un entrainement basé pour moi principalement sur du foncier, et nous avons pris la route le 2 novembre direction la Côte d’Azur !

Le vendredi soir, installation dans notre palace, dîner dans un resto italien, le samedi visite du village marathon pour Eric et Didier, farniente et shopping pour Isa et moi.

Le soir, pasta party … sans pâtes ! Le seul hic du week-end … donc pas idéal pour courir un marathon le lendemain, mais une bonne crise de rire après coup …

Le dimanche matin, levée à 4h45 et là encore, petit problème … le boulanger ne s’étant pas réveillé, il n’y avait pas de pain frais …

A 6h00 montée dans le bus direction Nice, 7h30 sur la ligne de départ sur la Promenade des Anglais.

J’ai versé ma petite larme, tellement l’émotion était grande ! Je n’en menais pas large, je ne savais toujours pas quel rythme adopter, j’ai donc opté pour une allure qui me semblait jouable, 6’15 en moyenne au kilo. J’étais très à l’aise jusqu’au semi bouclé en 2h12’, mais la deuxième partie du marathon étant très dure, je savais que j’allais en baver. J’ai donc réduit un peu mon allure, et même beaucoup dans les côtes, je me suis arrêté à tous les ravitaillements, et j’étais bien jusqu’au 30ème kilo.

 

Brigitte-Marathon.JPG

 

 

Ensuite, ça a été l’aventure, j’ai géré au mieux les nombreuses difficultés, et plus j’avançais, plus je faiblissais, plus je voyais de gens marcher … c’était un peu surréaliste, mais l’ambiance était sympa. 2 Brésiliennes se prenaient en photo tous les 5 kilomètres, il y avait des gens déguisés, et je me disais:" ils souffrent tous autant que moi et ils continuent, alors si ils peuvent le faire, toi aussi tu peux". C’est donc la tête qui a pris le relais du corps, j’avais très mal aux jambes et bien du mal à avancer . J’ai donc terminé en alternant marche et course, mon objectif de 4h30’ n’était plus qu’un rêve lointain, je savais que je ne pourrais jamais rattraper le temps « perdu » car je n’avais plus l’énergie pour vraiment repartir, j’ai donc bouclé ce marathon en grimaçant mais tellement heureuse et fière de moi, d’être allée au bout de ce rêve, et au bout de moi-même. J’ai de nouveau versé ma petite larme en foulant le tapis rouge sur les derniers mètres.

 

Nous avons terminé ce magnifique week-end au resto, avec d’autres amis coureurs avec qui nous avions sympathisé, et en fêtant l’anniversaire de Didier qui a explosé son record et bouclé son marathon en 4h22’, beau cadeau pour ses 50 ans.

 

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Maintenant je vais savourer ce marathon, et bien récupérer pour courir vers de nouvelles aventures, heureuse et ravie.

 

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Commenter cet article

barra 15/05/2013 09:37

après le marathon je crois que je serais aller me coucher ! chapeau !

Bibiche 10/11/2012 11:20


Merci à toutes et tous pour vos commentaires qui me vont droit au coeur. Un petit coucou à Alexis, effectivement on se voit au bois, mais je ne peux pas suivre ta cadence ... lol :-)) J'ai prévu
de venir faire un footing avec Eric au bois de Vincennes début 2013, ça sera l'occasion de faire connaissance avec les Vincennus ... Bises à tous et encore merci et surtout un immense merci à
Bernard

Rohnny 09/11/2012 19:48


Superbe reportage, RESPECT... Quand je vois que je rale pour un rien... cela relative beacoup de chance. Bravo a vous Madame.

Sébastien de Courir à Nantes 08/11/2012 22:10


Belle leçon de vie ! Bravo ! Ca donne à réflechir. 

souris 08/11/2012 15:29


mes respects mme brigitte  en tout honneur une lecon d'humilite !!!!!

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